« Nous avons eu le plaisir de visiter à Paris l’exposition Berthe Weill, galeriste d'avant-garde, et elle est absolument magnifique. Nous vous la recommandons chaleureusement. Le tableau de Cattiaux, «La vierge attentive ou la vierge à l'étoile» (p. 130 dans "CATTIAUX UN ART MAGIQUE") y est particulièrement bien mis en valeur et bénéficie d’un hommage remarquable. Vous y découvrirez également des œuvres de Chagall, Charmy, Derain, Dufy, Matisse, Modigliani, Picasso, Rivera, Toulouse-Lautrec, Valadon..., toutes plus belles les unes que les autres. C’est véritablement une grande réussite. L'exposition a lieu jusqu'au 26 janvier 2026. Si vous prévoyez d’y aller, pensez à réserver votre billet en ligne, car les places partent très vite et, sans réservation, vous risquez de faire la queue pendant longtemps ou ne pas avoir de place du tout. N’oubliez pas de demander l’audioguide, qui contient des informations sur Cattiaux et la mention explicite de son oeuvre maîtresse « Le Message Retrouvé ». Ne manquez pas la boutique, où « Le Message Retrouvé » et « Cattiaux, un Art magique » sont à l’honneur en première ligne, à côté du catalogue de l’exposition. ».
- Jeanne & Jean-Christophe Lohest, novembre 2025
« Berthe Weill s’est engagée dès le commencement du siècle dans le soutien aux artistes sous le mot d’ordre de « Place aux jeunes » qui figure sur sa carte publicitaire. De Picasso – qu’elle contribue à vendre avant même l’ouverture de sa galerie – à Modigliani – dont elle organise la seule exposition personnelle de son vivant en 1917 –, elle prend part à la reconnaissance du fauvisme en présentant régulièrement des expositions du groupe d’élèves de Gustave Moreau réunis autour de Matisse.
Elle s’engage, un peu plus tard, auprès des cubistes et des artistes de l’École de Paris dans des batailles pour l’art, pour l’éclosion de ses nouvelles formes, mais aussi contre le conservatisme et la xénophobie. Malgré les vicissitudes, son intérêt pour les jeunes artistes n’a jamais failli et c’est ainsi qu’*elle a défendu farouchement des figures très différentes, dont certaines n’appartenant à aucun courant précis, et leur a donné une chance en organisant une ou plusieurs expositions, comme ce fut le cas pour Louis Cattiaux ».
– Berthe Weill. Galeriste d’avant-garde, Musée de l’Orangerie
Notice audio de l’audio-guide de l’exposition Berthe Weill, galeriste d’avant-garde, correspondant au tableau n° 226 de Louis Cattiaux portant le titre de La Vierge attentive ou La Vierge à l’étoile (1939).
L’exposition a lieu au Musée de l’Orangerie à Paris du 8 octobre 2025 au 26 janvier 2026. Ce tableau fut exposé en 1939 dans la galerie Berthe Weill, rue Saint-Dominique à Paris.
La peinture de Louis Cattiaux, artiste autodidacte, est celle d’un mystique et d’un contemplatif. Dans La Vierge attentive, les figures sont simplifiées, presque sculpturales ; elles semblent venues d’un autre temps. La matière elle-même est unique. Cattiaux peint en volume, en appliquant la peinture par petites touches, par virgules. Chaque élément est un symbole, cette étoile posée à terre, ce cœur ouvert dans la poitrine de la Vierge, c’est une invitation à la méditation, une quête spirituelle.
Actif durant l’entre-deux guerres, Cattiaux se distancia du Surréalisme pour fonder son propre courant : Le Transhylisme, dont le but était d’aller au-delà des apparences de la matière pour atteindre une vérité cachée.
Poète et alchimiste, il est aujourd’hui d’ailleurs plus connu pour son ouvrage « Le Message Retrouvé » qui est la clé de son univers. C’est cette quête singulière qui séduit Berthe Weill ; elle l’invite à ses soirées littéraires et lui consacre une exposition personnelle entre 1936 et 1939, n’hésitant pas à l’accrocher aux côtés de Cézanne et Picasso, « mais cet art aussi personnel n’était pas compris », comme le notait la presse de l’époque (Berthe Weill).
Le journal « Marianne » écrivait en 1939 à propos de l’exposition chez Berthe Weill : « Le métier probe, l’attitude sans atermoiements ni servilité de Cattiaux, ont déplu et le silence a trop souvent accueilli les manifestations de ce peintre, qui mérite pourtant un autre traitement ».